La cour d’appel de Svea vient de réintégrer la plainte pour diffamation déposée par Arash « Ash » Pournouri contre les héritiers d’Avicii/Tim Bergling. L’ancien manager conteste la façon dont les livres et le documentaire Netflix le décrivent. Ce rebondissement juridique va forcer l’examen des dernières années de la star de la musique électronique.
Une annulation pour vice de procédure
En mars dernier, le tribunal de Stockholm avait rejeté la plainte d’Arash Pournouri pour des raisons techniques. Cependant, la plus haute instance d’appel suédoise a invalidé cette décision. Les juges estiment que le premier tribunal a commis une erreur de procédure en classant l’affaire sans mener une évaluation approfondie. Le dossier retourne donc à la case départ pour une véritable audience.
Ma demande a été publiquement qualifiée d’infondée et l’affaire, de perdue d’avance. La Cour d’appel de Svea a désormais jugé que le rejet de la demande constituait une erreur de procédure et a annulé cette décision. L’arrêt est définitif et insusceptible de recours.
Déclaration d’Arash Pournouri pour Billboard

De son côté, la famille de l’artiste refuse de commenter cette nouvelle étape juridique pour le moment.
L’enjeu du portrait de « bourreau »
Le conflit repose sur un accord de rupture signé en 2016, qui mettait fin à huit ans de collaboration. Pournouri accuse l’entourage d’Avicii d’avoir violé une clause de non-dénigrement. Il vise particulièrement le documentaire Avicii: True Stories sorti en 2017, ainsi que deux biographies officielles publiées après le suicide du producteur en 2018.

L’ancien manager rejette l’image de manipulateur qui lui colle à la peau. Ces œuvres suggèrent qu’il a poussé Tim Bergling à l’épuisement malgré ses graves problèmes de santé mentale et physique. Arash Pournouri affirme au contraire qu’il a accueilli positivement la décision d’Avicii d’arrêter les tournées mondiales à l’époque.
Un drame familial devenu cas d’école
Cette bataille judiciaire ravive des blessures profondes au sein de l’industrie musicale. Le père du DJ, Klas Bergling, avait partagé sa tristesse de voir le nom de son fils associé à de telles procédures. Il a rappelé que la famille n’avait jamais publiquement blâmé le manager pour le geste tragique de Tim.
Cette procédure a soulevé de fortes émotions et beaucoup d’inconfort pour moi et la mère de Tim
Déclaration de Klas Bergling, père de Tim, lors du premier jugement

L’affaire dépasse le simple cadre contractuel. Elle met en lumière les tensions systémiques entre la rentabilité des tournées et la santé des artistes électroniques. La suite des audiences au tribunal de Stockholm déterminera si l’histoire officielle d’Avicii doit être réécrite ou si le management de l’époque devra assumer ce lourd héritage moral.
Verdict ?
Ce retour devant les tribunaux montre que le destin tragique d’Avicii continue de hanter l’industrie de la Dance Music. Au-delà des compensations financières, c’est une véritable guerre pour le contrôle du récit historique qui s’annonce entre les deux camps.















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