Alors que la France vient de célébrer les cinq ans du premier confinement, une enquête du média américain Business Insider, publiée en décembre dernier, a révélé comment certaines stars de la musique ont utilisé les aides gouvernementales mises en place aux États-Unis pour soutenir l’industrie du spectacle pendant la crise sanitaire liée au COVID.
Des milliards pour sauver le secteur du spectacle pendant le COVID

En 2020, face à l’arrêt brutal des concerts et tournées, le gouvernement américain avait déployé un fonds d’urgence de 16 milliards de dollars pour soutenir 13 000 salles de concerts, entreprises de production et organismes culturels à but non lucratif. Pour bénéficier de ces aides, il suffisait de prouver une activité liée au spectacle vivant et de justifier d’une perte de revenus d’au moins 25%.
Des artistes célèbres parmi les bénéficiaires
Si ces subventions étaient destinées en priorité aux petites structures, plusieurs grands noms de l’industrie musicale ont également déposé des demandes via leurs sociétés de production ou leurs tourneurs. Parmi eux, Chris Brown, qui aurait obtenu 10 millions de dollars d’aides et en aurait dépensé 80 000 pour une somptueuse soirée d’anniversaire. De son côté, Lil Wayne aurait profité de ces aides pour rembourser une dette de 2 millions de dollars à son ancien manager. Le DJ et producteur Marshmello, quant à lui, se serait versé un salaire de près de 10 millions de dollars grâce aux subventions reçues. Enfin, Steve Aoki aurait également bénéficié de près de 2 millions de dollars.

Légalité, mais légitimité contestée
Techniquement, ces artistes n’ont rien fait d’illégal, puisqu’ils répondaient aux critères d’attribution des aides. Cependant, de nombreux acteurs du secteur dénoncent une injustice : ces subventions auraient dû bénéficier en priorité aux structures indépendantes et aux artistes émergents, qui ont été les plus touchés par la crise. Aux États-Unis, le débat continue sur la répartition de ces aides et leur véritable impact sur la survie de l’industrie musicale.















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