Pour son grand retour en France après une tournée mondiale menée tambour battant, mais surtout pour son grand retour sur scène après un mois passé en studio. On avait hâte de voir ce que nous avait concocté le patron de la scène française.
Pour ses retrouvailles avec le public de ses débuts, il a choisi le mythique Palais Omnisports de Paris Bercy qu’il faut maintenant appeler l’Accor Hotel Arena. C’est le frenchy Feder qui a ouvert le bal en distillant sa funky Deep House rafraîchissante. Comme attendu le public de David Guetta n’était pas franchement réceptif à ce style mais lui a malgré tout réservé une belle ovation lors de sa sortie.
L’arrivée de notre David national a fait crier la salle pleine à craquer…mais finalement pas tant que ça. Nous étions au premier rang et nous nous attendions à se faire presser contre les barrières par le mouvement de foule venant du fond mais nous étions finalement très à l’aise du début à la fin.
Concernant la prestation nous avons eu malheureusement droit à un set de David tout ce qui a de plus classique. Il a débuté par sa traditionnelle Intro son éternel remix d’Albert Neve de Play Hard qu’il joue dans chacun de ses sets depuis au moins 3 ans. Nous avons également eu droit à l’ensemble de sa discographie récente ponctuée de remix Big Room assez immonde de Vinai, de Bassjackers et des mauvaises périodes d’Afrojack. On pensait qu’il avait compris qu’un changement profond était en marche avec l’avènement de la future house et du retour du groove, mais il s’avère que le changement n’est pas encore là pour David Guetta. Musicalement on s’est vraiment ennuyé ferme pendant une bonne partie du concert et on a hâte de voir si le renouveau qu’on croit déceler chez David ces derniers mois va se confirmer dans les tracks qu’il prépare actuellement en studio.
David s’est, par ailleurs, fait plaisir au niveau de sa communication avec son public, peut être même un peu trop. Il a sorti les violons et les pipos pour nous sortir des « Paris c’est l’endroit ou je préfère mixer » (comme le Brésil, étrange) ou des trucs invraisemblables comme « Je vous jure j’ai totalement improvisé ma playlist, je vous ai joué des sons en fonction de votre réaction ». En tout cas il nous a bien improvisé l’exacte même playlist que son show à l’O2 Arena le 6 décembre, c’est dingue ! Non sérieusement, il nous prend vraiment pour des pigeons.
Bon on doit quand même admettre que tout n’était pas à jeter. Il nous a quand même fait l’honneur de dévier quelques fois de sa playlist pour nous ajouter quelques tracks bonus comme « Reload » de Sebastian Ingrosso, « Everybody » de Meg & Nerak, « Rock the Party » de Jauz et des vieux titres comme « Love don’t let me go » de David himself. On retiendra également quelques bons moments comme une salle transformée en voie lactée au moment de jouer « Pelican » ou comme la Marseillaise chantée 2 fois quand il a parlé des événements du 13 novembre. Enfin, on a apprécié sa vraie sincérité lorsqu’il a eu un petit mot pour l’ensemble de son public, ceux qui l’ont découvert en club il y a 20 ans, ceux qui l’ont découvert plus tard il y a 15 ans quand il est devenu producteur, et ceux qui l’ont découvert récemment. Il n’est pas parfait, mais on lui doit malgré tout un profond respect pour la carrière qu’il fait et ce qu’il a apporté à la musique électronique.
Black Belt














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