Recap : Grotesque Indoor Festival Winter Edition

Le Grotesque Festival. Sous ce nom assez original pour tout francophone se cache un festival bi-annuel hollandais, évènement majeur de la scène Trance derrière les incontournables ASOT et Electronic Family. Pendant que la majeure partie de la team se rendait à l’excellente soirée Guru au Yoyo à Paris, j’avais choisi de plutôt faire plaisir à mes penchants Trance en me rendant à Utrecht aux Pays-Bas, pour la Winter Edition de l’année 2015. Petit retour sur ce festival assez atypique sur plusieurs points pour les quelques amateurs de Trance qui se cachent parmi vous !

Line Up

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Comme dans tout bon festival qui se respecte, le plus important c’est avant tout les noms proposés au Line Up. Celui de cette année m’a vite convaincu d’acheter mon billet avec des grosses têtes d’affiches comme Mark Sixma, Bryan Kearney, Standerwick ou Mark Sherry, ainsi que des noms plus rares mais tout aussi qualitatifs comme Solis & Sean Truby par exemple. Un spectre assez large donc, avec de la Progressive Trance, de la Tech Trance, de l’Uplifting… Il ne manquait qu’un peu de Psy Trance au milieu de tout ça pour un cocktail complet.

Scènes – Décorations

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Autre point fort du festival, les scènes étaient vraiment bien équipées niveau structure et lumière. En particulière la scène numéro 1 avec sa structure en prolyte hexagonale et ses panneaux à LED latéraux tout le long de la salle qui donnaient à l’endroit une allure de vaisseau spatial saisissante. Niveau light ça envoyait pas mal, les lunettes de soleil étaient bien utiles, mais on aurait pas craché sur quelques jeux de laser en plus. La deuxième scène était tout aussi équipée niveau lumière, moins niveau structure et décoration. Ce qui rendait plutôt pas mal de loin ne semblait en fait qu’être une sorte de pyramide de caisses de bouteilles… Pourquoi pas !

Petit bémol sur le son cependant, globalement assez mal réglé : ou trop bas, ou trop fort, basses souvent trop présentes. Dommage ça aurait pu être un quasi sans faute au niveau des installations.

Public – Ambiance

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Je vous avais déjà parlé des spécificités du public de la scène Trance, dont la moyenne d’âge est nettement plus élevée que dans les festivals plus « mainstream ». Mais ça ne m’a pas empêché d’être très surpris cette fois-ci puisque la moyenne d’âge tapait clairement facilement dans les 45 ans, avec un nombre non négligeable de festivaliers qui semblaient allègrement dépasser les 60 ans. Ce qui fait que l’ambiance a mis du temps à décoller, nombre d’entre eux semblaient au début venus comme à une soirée entre amis à siroter un verre en écoutant du son. Mais ça a fini par bien envoyer, et l’âge n’affecte clairement pas l’énergie dégagée croyez moi !

Au niveau nationalités, le Grotesque est vraiment un festival très local, avec un public à 99% hollandais. J’ai du croiser 2 autres groupes de français à tout casser, pas plus.

Organisation

LE point à améliorer du festival. Les consommations étaient globalement assez chères (12€ la Vodka / Red Bull par exemple). De mémoire, ce sont les plus chères que j’ai pu voir en festival. Les bars ne vendaient même pas de bouteilles d’eau, ça aussi je n’avais jamais vu. Autre point nouveau pour moi, l’accès aux toilettes nécessitait un bracelet à 3€, y’a pas de petits profits apparemment…. Toilettes où l’on ne pouvait même pas rentrer avec un simple gobelet pour boire d’ailleurs, donc obligé de boire direct au robinet. On peut dire que ça encourage à la déshydration. Quant à l’espace fumeur, il était globalement trop petit et assez difficile d’accès. On y était très vite les uns sur les autres, pas top quand on a besoin d’aller prendre l’air.

Sets

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Je n’ai pas été déçu à ce niveau là. Après un début un peu mou avec Solis & Sean Truby, qui n’auront vraiment réveillé la salle qu’avec leur tube ‘Amarillo’, j’ai pu savourer les excellents sets des deux artistes que j’attendais le plus : David Gravell et Mark Sixma. Des sets très très lourds, qui tapaient même allègrement dans la Big Room Trance par moment, avec notamment la bombe ‘Bulldozer’ de Gravell. Si vous ne connaissez pas, courrez l’écoutez, rarement une track aura aussi bien porté son nom. Orjan Nilsen continue lui de suivre la même pente que depuis quelques mois : c’est cool d’entendre du Third Party et du Kryder quand on en est fan comme moi, mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un festival aussi Trance. Le norvégien est clairement un artiste catalogué « EDM » dorénavant.

Déception sur le set de Bryan Kearney, moins incisif qu’à l’accoutumée. Le set de Ian Standerwick m’a fait tenir jusqu’à la fin de la soirée en donnant un coup d’accélérateur au niveau BPM. A noter enfin l’apparition surprise d’Eller Van Buuren, frère de qui vous savez, pour un solo de guitare de 15 min qui en a étonné plus d’un, mais pas forcément agréablement.

Conclusion

Le Grotesque est un festival familial, sans strass ni paillettes, où l’on vient avant tout pour du son de qualité, de la Trance en l’occurrence. Un festival destiné donc avant tout aux fans assez pointus de ce genre et qui saura les ravir s’ils savent passer outre l’organisation clairement perfectible pour se faire plaisir aux oreilles.

Bulbi

Créateur de Guettapen et passionné de musiques boom-boom depuis plus de 20 ans.