Suno avoue avoir utilisé YouTube pour nourrir ses modèles IA

Suno / Source : suno.com/blog
Suno / Source : suno.com/blog

Devant la justice américaine, Suno a admis avoir utilisé des données provenant de YouTube pour entraîner ses algorithmes. Attaquée par Universal Music Group, Sony Music et Capitol Records, la startup franchit une étape délicate dans le feuilleton judiciaire qui l’oppose aux géants de l’industrie.

Les récents documents déposés auprès du tribunal du Massachusetts ne laissent plus de doute. Pour développer son outil de génération sonore, Suno s’est appuyée sur un vaste volume de contenus capturés sur YouTube. Les plaignants affirment notamment que le logiciel YT-DLP a été employé pour contourner le chiffrement de la plateforme et télécharger de la musique sans accord préalable.

Suno | Source : Google
Suno | Source : Google

Face à ces accusations, la ligne de défense de Suno repose sur la notion de fair use (usage équitable). Selon ses représentants, la technologie produit des morceaux inédits qui ne constituent pas une contrefaçon directe. L’entreprise accuse en retour les majors de verrouiller le marché par des manœuvres anticompétitives.

Le cadre juridique devient pourtant glissant pour la jeune pousse. Si Warner Music Group a choisi la voie du compromis en signant un accord de licence fin 2025, la pression demeure vive ailleurs. Cet été, un tribunal de Munich a condamné la firme dans une procédure menée par l’organisme de droits GEMA. Ils ont notamment estimé que des œuvres protégées avaient été reproduites sans autorisation.

La décision des juges américains posera une jurisprudence cruciale pour l’avenir de la musique générative. Mais aussi celui du pillage des « données d’entraînement ».

Co-gérant de votre média favori, amoureux de House Music, DJ et bout-en-train à mes heures perdues !