Release : Yellow Claw – Danger Days EP [Barong Family]

Nous vous en parlions vendredi dernier, via la release de Give It To Me. Nous y voilà ce vendredi : les Yellow Claw lâchent enfin cet EP come-back. L’acronyme EP ne suffit d’ailleurs pas, car le duo néerlandais nous offre pas moins de 7 nouveaux tracks, en plus de Give It To Me.

Première track originale éponyme, Danger Days est une composition disons assez typique du duo, très Amsterdam Trap : un premier break mélodieux, un premier drop très trap. Mais le second drop vient bien nous surprendre, en oscillant entre hard style et jungle façon Wiwek. Très appréciable ! Mais dommage que le morceau soit si court (2 minutes 58) : cela coupe totalement la partie énervée du morceau, qui reste cependant qualitatif.

C’est avec excitation que nous constatons que Jim et Nils ont intégré la très attendue Kaolo Pt. 4 à l’EP. Et pour la 4ème fois, nous tombons dans le piège : quel monstre de violence ! Un drop hardstyle qui enchaine sur des éléments trap, un morceau qui sature et va dans tous les sens : il s’agit d’un défouloir sans nom. Nous l’avons déjà écouté lors de leur set avec DJ Mustard : pourtant la claque demeure la même. Cette track va assurément ravager toutes les MainStage du monde.

Can’t Help Myself, en collaboration avec Juyen Sebulba (membre de la Barong Family), est un morceau schizophrène. Un break hyper mélodieux, avec un vocal qui accompagne la progression. Puis ce drop … ce drop si caractéristique porte l’empreinte de Juyen Sebulba et vient accélérer le rythme à l’en rendre galopant. Très intéressant comme morceau !

Break of Dawn, en featuring avec Stoltenhoff, dispose d’un break assez 90s, vocale robotique, qui porte l’empreinte des Yellow Claw dans sa construction, et qui débouche sur un drop psy-trance savoureux. Stoltenhoff fait encore une fois étalage de son talent, et rend bien la confiance que lui portent les label boss.

Bumrush 2019, quant à lui, commence avec des éléments très sympathiques de moombahton. Puis survient cette sorte d’alarme, répétée durant tout le track. De manière générale, ce morceau rappelle les tracks Bigroom de 2012 à 2014 : un drop lourd de basses, mais pas qualitatif, avec toujours cette sirène en accompagnement. Clairement le moins bon morceau de l’EP, cela aurait pu être meilleur !

Si l’on devait ensuite décrire Yexit en quelques mots, ceux-ci seraient : vitesse, trap et Moksi. En effet, le morceau ne dure qu’une minute et 47 secondes, mais il y a de tout, et on croirait entendre la structure d’un track des Moksi, avec ce drop bass house sous adrénaline qui ne nous laisse pas respirer. Un bon morceau donc, mais trop court !

Le morceau phare de cet EP constitue aussi son outro: il s’agit de la très attendue collaboration avec Radical Redemption : 20.000 Volts. Rien qu’à l’annonce du nom des artistes dans le morceau, nous trépignons d’impatience : le break homérique, oscillant entre hardstyle et trap s’avère juste sublime. Et survient ce drop. Monstre de violence n’est pas un terme assez fort pour le qualifier : il incarne la violence même. Une première partie psy-trance, une seconde hard style, une dernière trap, tout ça dans un seul et unique drop. Quel régal ! Le track porte très bien son nom, car il nous maintient survoltés tout du long. Un grand bravo pour cette production hyper qualitative.

Au final, nous ne déplorerons que le fait que certains morceaux de l’EP soient trop courts. Car ce Danger Days EP signe un retour au premier plan des Yellow Claw. Il montre également la direction légèrement plus hard que prend le label, ce qui n’est pas sans nous déplaire. Si sortir de sa zone de confort aboutit à des tracks comme 20.000 Volts ou Kaolo Pt. 4, nous signons les yeux fermés.

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Amine

Amine
Responsable Tech-house